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28 décembre 2007 5 28 /12 /décembre /2007 12:04
Rudolf Steinert est le fondateur de l'antroposophie, il est aussi à l'origine de la Biodynamie.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Rudolf_Steiner


A PROPOS DE LA MALADIE DE LA VACHE FOLLE, CONFÉRENCE DE RUDOLF STEINER, LE 13 JANVIER 1923 (1)

« Vous savez bien qu’il existe des animaux qui se comportent tout à fait en bons végétariens. Certains animaux ne mangent pas de viande. Prenons l’exemple de nos vaches, elles ne mangent pas de viande. Les chevaux eux non plus ne sont pas avides de viande, ils ne mangent que des végétaux. Or il faut bien se rendre compte que l’animal ne se contente pas d’ingurgiter de la nourriture, mais qu’il se débarrasse en permanence de ce qui se trouve dans son corps. Vous savez, par exemple, que les oiseaux muent. Ils perdent leurs plumes et doivent les remplacer par de nouvelles. Vous savez que les cerfs perdent leurs bois. Vous-mêmes, lorsque vous vous coupez les ongles, vous constatez ensuite qu’ils repoussent. Mais, ce qui apparaît dans ce cas si visiblement se déroule constamment ! Nous éliminons constamment notre peau. Je vous l’ai déjà exposé antérieurement. Et en l’espace de sept à huit ans, nous avons éliminé tout notre corps que nous avons remplacé par un corps neuf. C’est également le cas chez les animaux.

Arrêtons-nous un peu sur une vache ou un bœuf : eh bien, si vous le prenez quelques années plus tard, la chair qui est en lui est complètement changée. Cela est quelque peu différent chez le bœuf et chez l’homme ; la régénération se fait plus rapidement chez le bœuf. Sa chair est donc régénérée. Mais qu’y a-t-il à l’origine de cette chair ? C’est ce que vous devez vous demander. De pures matières végétales en sont à l’origine. Le boeuf a lui-même produit sa chair à partir de matières végétales. C’est la chose la plus importante qu’il faille relever. Le corps animal est donc capable de transformer des végétaux en chair. Eh bien, Messieurs, vous pouvez faire cuire un chou aussi longtemps que vous le voulez, vous n’en tirerez pas de la viande. Vous n’arriverez pas à en tirer de la viande en le mettant dans votre poêle ou dans votre casserole, pas plus qu’il n’est possible de transformer en viande un gâteau que l’on prépare. Il n’y a donc pas de technique qui permette cela. Mais en somme, ce que l’on ne peut pas faire techniquement se fait dans le corps de l’animal. C’est tout simplement de la viande qui est produite dans le corps de l’animal. Mais les forces nécessaires à cette opération doivent d’abord se trouver dans le corps. Parmi toutes les forces techniques dont nous disposons, il n’en est pas qui permette de transformer les végétaux en viande. Nous n’en avons pas. Notre corps ainsi que le corps de l’animal contiennent donc des forces capables de transformer des substances végétales, des matières végétales en matières carnées.

Considérez maintenant une plante. En voici une. Elle se trouve encore dans un pré ou dans un champ. Jusqu’à présent, les forces ont agi, elles ont fait pousser des feuilles vertes, des baies, etc. Supposez maintenant qu’une vache mange cette plante. Une vache ou un bœuf qui mange cette plante la transformera en chair. Cela signifie que le bœuf possède des forces en lui qui lui permettent de transformer cette plante en chair.

Imaginez qu’il prenne au bœuf l’envie de se dire : j’en ai assez de me promener et ne faire qu’arracher ces herbes. Un autre animal pourrait le faire pour moi. Je vais de ce pas manger cet animal ! Voyons, le bœuf se mettrait donc à manger de la viande ! Il est pourtant capable de fabriquer lui-même de la chair ! Il dispose de forces le lui permettant. Que se produirait-il donc si au lieu de végétaux, le bœuf se mettait à manger de la viande ? Toutes les forces qui pourraient produire de la chair en lui se trouveraient donc désœuvrées. Prenez n’importe quelle usine devant produire une chose quelconque, et supposez que vous ne produisiez rien, mais que vous mettiez toute l’usine en marche – imaginez un peu le gaspillage de forces qu’il pourrait y avoir. Une force considérable serait donc gaspillée. Or, Messieurs, la force qui est gaspillée dans le corps de l’animal ne peut pas se dissiper comme ça. Le bœuf déborde de cette force ; elle fait en lui autre chose que transformer en matières carnées les matières végétales. Cette force demeure, elle est bien là. Elle agit autrement en lui. Et ce qu’elle fait produit en lui toutes sortes de déchets. Au lieu de chair, ce sont des substances nuisibles qui sont fabriquées. Le bœuf se remplirait donc de toutes les matières nuisibles possibles s’il se mettait soudain à être carnivore. Il se remplirait notamment d’acide urique et d’urate.

Or l’urate a quant à lui des habitudes particulières. Les habitudes particulières de l’urate sont d’avoir un faible pour le système nerveux et le cerveau. Si le bœuf mangeait directement de la viande, il en résulterait une sécrétion d’urate en énorme quantité, l’urate irait au cerveau et le bœuf deviendrait fou. Si nous pouvions faire l’expérience de nourrir tout un troupeau de bœufs en leur donnant soudain des colombes, nous obtiendrions un troupeau de bœufs complètement fous. C’est ainsi que cela se présente. Malgré la douceur des colombes, les bœufs deviendraient fous. »
 
(1) Rudolf Steiner, Santé et maladie, Editions anthroposophiques romandes, Genève, 1983. Conférence du 13 janvier 1923 à Dornach.

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10 octobre 2007 3 10 /10 /octobre /2007 11:50
Un sujet interessant, qui suscite de nombreux débats dans le monde scientifique. A l'étranger on parle de "french paradox", car en France malgré une alimentation réputée riche en graisse, le nombre d'accidents cardiaques est l'un des plus faibles de tous les pays industrialisés. Les composés qui interessent tout particulièrement les scientifiques à ce sujet sont les polypphénols, voici quelques explications.


Source : www.vinetsante.com


La grande famille des Polyphénols


 Les recherches menées au cours des dernières années ont démontré que les polyphénols sont de puissants antioxydants, permettant à l'organisme de lutter contre les agressions de l'oxygène qui sont à l'origine d'un grand nombre de maladies. Les connaissances en matière de polyphénols sont actuellement en pleine évolution et la génération actuelle des chercheurs estime que l'on va beaucoup en entendre parler à l'avenir. 


Que sont les polyphénols ? 

"Les polyphénols sont présents partout - dans les racines, les tiges, les fleurs, les feuilles - de tous les végétaux. Dans le règne végétal, ils constituent l'arme de défense des plantes, ce sont les guerriers ou les défenseurs des végétaux.

Le vin est une boisson tannique, donc on sait qu'il contient des polyphénols, ce qui n'est pas le cas des autres boissons alcooliques. Les polyphénols sont d'ailleurs des constituants très importants et caractéristiques du vin.

Ils se répartissent en trois groupes : les colorants jaunes qui sont les flavonols, les colorants rouges qui sont les anthocyanes, et les catéchines qui sont incolores. Ces trois types de substances sont extrêmement intéressants et également les plus répandus. Ils se combinent entre eux, et les variations de combinaisons sont très complexes, leur conférant des propriétés variables. Il semblerait que dans les polyphénols il existe une propriété qui est fondamentale : ce sont les antioxydants".


Quel est l'intérêt de ceux présents dans le vin ?

Dans le vin, les polyphénols, qui sont assez fragiles, restent tels quels. Au cours de la vinification, ils sont peu modifiés donc assez bien conservés. Ils se retrouvent en quantité assez importante, surtout dans le vin rouge. Même si les polyphénols existent aussi dans les légumes et les fruits, ceux-ci étant souvent cuits ou bouillis il y a dégradation. La vinification permet de ne pas altérer les polyphénols et d'en extraire en quantité, variable selon les cépages et la technologie utilisée.


Comment les polyphénols agissent-ils ?

 "Les polyphénols sont des réducteurs, c'est-à-dire des antioxydants, puissants. Lorsqu'ils passent dans le sang, ils continuent à lutter contre les agressions de l'oxygène, en particulier contre les radiaux libres oxygénés, qui sont à l'origine d'un grand nombre de maladies. [...]

M. Bourzeix


 Le resvératrol, un polyphénol qui fait parlé de lui

 

Qu'est-ce que le resvératrol ?

 Il s'agit d'une substance qui entre dans les défenses naturelles de la vigne vis-à-vis des agressions extérieures, notamment, la pourriture grise, le botrytis cinerea. Cependant, lorsque la pourriture a "gagné la bataille", il n'y a plus de resvératrol parce que la moisissure contient une enzyme qui le détruit par oxydation. Il faut donc qu'il y ait un petit peu de pourriture pour entretenir dans la vendange un niveau de resvératrol intéressant pour les défenses naturelles de la vigne vis-à-vis de ses agresseurs. Il faut constater, par ailleurs, que certaines techniques, comme l'effeuillage, induisent un stress qui se traduit par une plus grande concentration de resvératrol dans la plante et que des pratiques œnologiques peuvent également avoir une influence sur cette teneur. Selon les millésimes le niveau de resvératrol varie et les recherches semblent démontrer également que les vins issus de la culture biologique seraient les plus riches en resvératrol ; dans cette forme de culture on laisse les défenses naturelles de la plante s'exprimer davantage, en utilisant moins de produits phytosanitaires.

 
Comment pourrait agir le resvératrol ?



Lors d'essais effectués sur les plaquettes sanguines, on a pu montrer que le resvératrol était digne d'un médicament, du type aspirine, pour son inhibition de l'activité des plaquettes. En parallèle, nous avons démontré que le resvératrol avait une activité antioxydante. Nos recherches en laboratoire ont également montré que, lorsque les cellules sont attaquées par des radicaux libres elles ne peuvent se défendre que jusqu'à certaines limites. L'albumine, qui est la protéine la plus abondante dans le plasma, joue un rôle antioxydant extrêmement puissant. Des antioxydants du type resvératrol protège l'albumine qui par synergie peut exercer sa fonction d'antioxydant. Les antioxydants agissent en chaîne, ils se protègent les uns et les autres.

Nous avons également travaillé sur la synergie entre les polyphénols. Nos recherches ont montré que si le resvératrol, dont l'effet est minime pris individuellement, est ajouté à une dose faible de catéchine, les deux ensemble ont un effet supérieur. Il s'agit de ce que l'on appelle la potentialisation ou la synergie. Même après élimination du resvératrol, les cellules continuent à être résistantes, ce qui signifie que la molécule a été incorporée dans la membrane ou la cellule et les besoins en sont donc nettement moins importants.

Dr D. Blache 

Pour lire le dossier complet, le site officiel vin et santé :

 http://www.vinetsante.com/famille-polyph.php3

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22 août 2007 3 22 /08 /août /2007 15:58
Extrait d'un article :


Australie : Le caractère épicé des vins rouges enfin identifié

Après huit années de recherche, des chercheurs de l’Institut australien de recherche sur le vin viennent d’identifier le composé responsable du caractère épicé des vins rouges et notamment la Syrah. «Nous sommes soulagés d’avoir découvert, après toutes ces années, que cet arôme poivré tant recherché dans les vins rouges est dû à un seul composé et non pas à l’interaction de plusieurs composés aromatiques, car dans ce cas, nos recherches auraient été difficilement exploitables pour les wine-makers », a commenté Mango Parker, une des scientifiques impliquée dans le projet. « La prochaine étape va être de faire des essais de viticulture et vinification pour déterminer comment nous pouvons accroître la concentration de ce composé dans nos vins rouges. C’est un arôme qui est apprécié des consommateurs, il faut que nous l’optimisions ».

[Source : wineindustryreport.finewinepress.com]





Voici comment, petit à petit, on fait du vin "yaourt", vous voulez de l'exotique en voilà, vous voulez de l'épice, en voici... On a pas tous la même conception du vin!

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