Mercredi 2 juillet 2008

Extrait d'article du site d'information www.rue89.com

Regardons et goûtons donc. En même temps que le vin s’élève du rang de boisson totem des Français à celui de boisson universelle, le clonage -technique de plantation généralisée dans le vignoble-, a déjà réduit à peau de chagrin la biodiversité. Sur les trois mille variétés de cépages du monde entier plantés au conservatoire de Vassal, l’un des domaines expérimentaux de l’Inra, cinq cents sont françaises, deux cent vingt sont autorisées à être cultivées, vingt le sont en réalité et représentent 90% des surfaces exploitées. A l’échelle de la planète, les références se réduisent aux doigts d’une main: trois rouges, la syrah, le cabernet, le merlot, et deux blancs, le sauvignon et le chardonnay.

Toujours l’histoire ressert le même plat. Censés êtres plus résistants aux maladies de la vigne, les clones ont généré leurs propres maladies, notamment la flavescence dorée. On n’en vient à bout qu’au prix d’un matraquage chimique qui détruit, comme le Gaucho les abeilles, les coccinelles, précieuses auxiliaires de culture.

Le clonage a aussi, accessoirement et indirectement, contribué à l’uniformisation du goût des vins. Notre système d’appellation d’origine contrôlée (AOC) n’a rien pu contre, il l’a même, ces derniers temps, paradoxalement favorisé, en victime consentante de la dictature du goût universel.

Ces observations ne sont pas scientifiques mais empiriques, et donc, dans notre monde désincarné, contestables. Elles viennent de vignerons qui chaque jour arpentent les vignes. Parmi eux, quelques-uns ont signé l’appel contre les OGM.


http://www.rue89.com/mise-en-bouteille/vignobles-loi-des-ogm-loi-de-l-homogene

par Benoit publié dans : Actualités
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Mardi 29 avril 2008
Extrait du site cdurable.info

Les associations du Pesticides Action Network Europe (PAN-Europe) publient les résultats d’une campagne d’analyses réalisée sur des vins d’Europe et du monde entier et dénoncent la contamination généralisée de ces vins par des résidus de pesticides. L’étude a été par soutenue par le MDRGF pour la France, Global 2000 pour l’Autriche et Greenpeace pour l’Allemagne. 40 bouteilles de vin rouge ont été analysées, en provenance de France, d’Autriche, d’Allemagne, d’Italie, du Portugal, d’Afrique du sud, d’Australie et du Chili. 34 étaient issues de l’agriculture intensive et 6 de l’Agriculture Biologique. Résultats : 100% des vins conventionnels testés contaminés. En effet chaque échantillon testé contient en moyenne plus de 4 résidus de pesticides différents : les plus contaminés d’entre eux contenant jusque 10 pesticides !


Niveau de contamination : 5800 fois plus élevée que pour l’eau potable !

Les niveaux de contamination dans cette étude sont variables et ne dépassent pas les limites maximales autorisées (LMR). Cependant, il est à noter qu’il n’existe pas de LMR vin a proprement parler mais qu’on se réfère à celles utilisées pour le raisin qui sont très élevées. Il faut en outre préciser que les niveaux de contamination observés dans le vin sont considérablement plus élevés que les niveaux tolérés pour les pesticides dans l’eau puisque qu’on a trouvé dans certains vins testés des quantités jusqu’à plus de 5800 fois supérieures aux Concentrations Maximales Admissibles (CMA) autorisées par pesticide dans l’eau du robinet !


Risques sanitaires. Ces nombreux résidus témoignent d’une utilisation très intensive de pesticides en viticulture. Parmi ces résidus trouvés de nombreuses molécules sont des cancérigènes possibles ou probables, des toxiques du développement ou de la reproduction, des perturbateurs endocriniens ou encore des neurotoxiques.


Vins biologiques. Les vins biologiques analysés ne renferment pas de résidus de pesticides à l’exception d’un échantillon de Bourgogne dans lequel on a trouvé des quantités faibles d’un produit. Cette présence est expliquée par les dérives des pulvérisations en provenance des parcelles voisines. Cette contamination des viticulteurs biologiques, quoique rare et à de faibles quantités, est totalement inacceptable pour le MDRGF.


« L’étude réalisée par PAN et le MDRGF montre que l’utilisation très intensive de pesticides en viticulture - 20% des pesticides utilisés sur 3% de la surface agricole - a comme conséquence la présence systématique de nombreux résidus dans les vins. Il est grand temps, conformément aux décisions du Grenelle, que la viticulture réduise sa consommation de pesticides pour réduire l’exposition des consommateurs en privilégiant les techniques alternatives aux pesticides. Ce sont ces systèmes alternatifs dont le MDRGF fait la promotion lors de la 3ème semaine sans pesticides84 qui a lieu jusqu’au 30 mars. » déclare F. Veillerette, Président du MDRGF et administrateur du réseau PAN-Europe. « En outre, les représentants du gouvernement français devront absolument tout faire pour que les législations européennes sur les pesticides en préparation éliment les pesticides les plus dangereux et favorisent les systèmes qui réduisent fortement, ou se passent complètement, de ces toxiques » ajoute F. Veillerette.

Extraits de l’étude

par Benoit publié dans : Actualités
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Jeudi 10 janvier 2008
Un article, de la confédération paysanne, certes un peu long mais qui résume très bien la situation actuelle du monde du Vin. Ce texte ouvre le débat et permet de compendre la métamorphose qui s'opère dans le paysage vinicole et les choix auxquels sont confrontés les différents acteurs du secteur. Un texte très détaillé et très documenté, vraiment interessant.


http://www.seve-vignerons.fr/IMG/ConfP-pratiques_oenologiques-600k.pdf
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Vendredi 28 décembre 2007
Rudolf Steinert est le fondateur de l'antroposophie, il est aussi à l'origine de la Biodynamie.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Rudolf_Steiner


A PROPOS DE LA MALADIE DE LA VACHE FOLLE, CONFÉRENCE DE RUDOLF STEINER, LE 13 JANVIER 1923 (1)

« Vous savez bien qu’il existe des animaux qui se comportent tout à fait en bons végétariens. Certains animaux ne mangent pas de viande. Prenons l’exemple de nos vaches, elles ne mangent pas de viande. Les chevaux eux non plus ne sont pas avides de viande, ils ne mangent que des végétaux. Or il faut bien se rendre compte que l’animal ne se contente pas d’ingurgiter de la nourriture, mais qu’il se débarrasse en permanence de ce qui se trouve dans son corps. Vous savez, par exemple, que les oiseaux muent. Ils perdent leurs plumes et doivent les remplacer par de nouvelles. Vous savez que les cerfs perdent leurs bois. Vous-mêmes, lorsque vous vous coupez les ongles, vous constatez ensuite qu’ils repoussent. Mais, ce qui apparaît dans ce cas si visiblement se déroule constamment ! Nous éliminons constamment notre peau. Je vous l’ai déjà exposé antérieurement. Et en l’espace de sept à huit ans, nous avons éliminé tout notre corps que nous avons remplacé par un corps neuf. C’est également le cas chez les animaux.

Arrêtons-nous un peu sur une vache ou un bœuf : eh bien, si vous le prenez quelques années plus tard, la chair qui est en lui est complètement changée. Cela est quelque peu différent chez le bœuf et chez l’homme ; la régénération se fait plus rapidement chez le bœuf. Sa chair est donc régénérée. Mais qu’y a-t-il à l’origine de cette chair ? C’est ce que vous devez vous demander. De pures matières végétales en sont à l’origine. Le boeuf a lui-même produit sa chair à partir de matières végétales. C’est la chose la plus importante qu’il faille relever. Le corps animal est donc capable de transformer des végétaux en chair. Eh bien, Messieurs, vous pouvez faire cuire un chou aussi longtemps que vous le voulez, vous n’en tirerez pas de la viande. Vous n’arriverez pas à en tirer de la viande en le mettant dans votre poêle ou dans votre casserole, pas plus qu’il n’est possible de transformer en viande un gâteau que l’on prépare. Il n’y a donc pas de technique qui permette cela. Mais en somme, ce que l’on ne peut pas faire techniquement se fait dans le corps de l’animal. C’est tout simplement de la viande qui est produite dans le corps de l’animal. Mais les forces nécessaires à cette opération doivent d’abord se trouver dans le corps. Parmi toutes les forces techniques dont nous disposons, il n’en est pas qui permette de transformer les végétaux en viande. Nous n’en avons pas. Notre corps ainsi que le corps de l’animal contiennent donc des forces capables de transformer des substances végétales, des matières végétales en matières carnées.

Considérez maintenant une plante. En voici une. Elle se trouve encore dans un pré ou dans un champ. Jusqu’à présent, les forces ont agi, elles ont fait pousser des feuilles vertes, des baies, etc. Supposez maintenant qu’une vache mange cette plante. Une vache ou un bœuf qui mange cette plante la transformera en chair. Cela signifie que le bœuf possède des forces en lui qui lui permettent de transformer cette plante en chair.

Imaginez qu’il prenne au bœuf l’envie de se dire : j’en ai assez de me promener et ne faire qu’arracher ces herbes. Un autre animal pourrait le faire pour moi. Je vais de ce pas manger cet animal ! Voyons, le bœuf se mettrait donc à manger de la viande ! Il est pourtant capable de fabriquer lui-même de la chair ! Il dispose de forces le lui permettant. Que se produirait-il donc si au lieu de végétaux, le bœuf se mettait à manger de la viande ? Toutes les forces qui pourraient produire de la chair en lui se trouveraient donc désœuvrées. Prenez n’importe quelle usine devant produire une chose quelconque, et supposez que vous ne produisiez rien, mais que vous mettiez toute l’usine en marche – imaginez un peu le gaspillage de forces qu’il pourrait y avoir. Une force considérable serait donc gaspillée. Or, Messieurs, la force qui est gaspillée dans le corps de l’animal ne peut pas se dissiper comme ça. Le bœuf déborde de cette force ; elle fait en lui autre chose que transformer en matières carnées les matières végétales. Cette force demeure, elle est bien là. Elle agit autrement en lui. Et ce qu’elle fait produit en lui toutes sortes de déchets. Au lieu de chair, ce sont des substances nuisibles qui sont fabriquées. Le bœuf se remplirait donc de toutes les matières nuisibles possibles s’il se mettait soudain à être carnivore. Il se remplirait notamment d’acide urique et d’urate.

Or l’urate a quant à lui des habitudes particulières. Les habitudes particulières de l’urate sont d’avoir un faible pour le système nerveux et le cerveau. Si le bœuf mangeait directement de la viande, il en résulterait une sécrétion d’urate en énorme quantité, l’urate irait au cerveau et le bœuf deviendrait fou. Si nous pouvions faire l’expérience de nourrir tout un troupeau de bœufs en leur donnant soudain des colombes, nous obtiendrions un troupeau de bœufs complètement fous. C’est ainsi que cela se présente. Malgré la douceur des colombes, les bœufs deviendraient fous. »
 
(1) Rudolf Steiner, Santé et maladie, Editions anthroposophiques romandes, Genève, 1983. Conférence du 13 janvier 1923 à Dornach.

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Mercredi 10 octobre 2007
Un sujet interessant, qui suscite de nombreux débats dans le monde scientifique. A l'étranger on parle de "french paradox", car en France malgré une alimentation réputée riche en graisse, le nombre d'accidents cardiaques est l'un des plus faibles de tous les pays industrialisés. Les composés qui interessent tout particulièrement les scientifiques à ce sujet sont les polypphénols, voici quelques explications.


Source : www.vinetsante.com


La grande famille des Polyphénols


 Les recherches menées au cours des dernières années ont démontré que les polyphénols sont de puissants antioxydants, permettant à l'organisme de lutter contre les agressions de l'oxygène qui sont à l'origine d'un grand nombre de maladies. Les connaissances en matière de polyphénols sont actuellement en pleine évolution et la génération actuelle des chercheurs estime que l'on va beaucoup en entendre parler à l'avenir. 


Que sont les polyphénols ? 

"Les polyphénols sont présents partout - dans les racines, les tiges, les fleurs, les feuilles - de tous les végétaux. Dans le règne végétal, ils constituent l'arme de défense des plantes, ce sont les guerriers ou les défenseurs des végétaux.

Le vin est une boisson tannique, donc on sait qu'il contient des polyphénols, ce qui n'est pas le cas des autres boissons alcooliques. Les polyphénols sont d'ailleurs des constituants très importants et caractéristiques du vin.

Ils se répartissent en trois groupes : les colorants jaunes qui sont les flavonols, les colorants rouges qui sont les anthocyanes, et les catéchines qui sont incolores. Ces trois types de substances sont extrêmement intéressants et également les plus répandus. Ils se combinent entre eux, et les variations de combinaisons sont très complexes, leur conférant des propriétés variables. Il semblerait que dans les polyphénols il existe une propriété qui est fondamentale : ce sont les antioxydants".


Quel est l'intérêt de ceux présents dans le vin ?

Dans le vin, les polyphénols, qui sont assez fragiles, restent tels quels. Au cours de la vinification, ils sont peu modifiés donc assez bien conservés. Ils se retrouvent en quantité assez importante, surtout dans le vin rouge. Même si les polyphénols existent aussi dans les légumes et les fruits, ceux-ci étant souvent cuits ou bouillis il y a dégradation. La vinification permet de ne pas altérer les polyphénols et d'en extraire en quantité, variable selon les cépages et la technologie utilisée.


Comment les polyphénols agissent-ils ?

 "Les polyphénols sont des réducteurs, c'est-à-dire des antioxydants, puissants. Lorsqu'ils passent dans le sang, ils continuent à lutter contre les agressions de l'oxygène, en particulier contre les radiaux libres oxygénés, qui sont à l'origine d'un grand nombre de maladies. [...]

M. Bourzeix


 Le resvératrol, un polyphénol qui fait parlé de lui

 

Qu'est-ce que le resvératrol ?

 Il s'agit d'une substance qui entre dans les défenses naturelles de la vigne vis-à-vis des agressions extérieures, notamment, la pourriture grise, le botrytis cinerea. Cependant, lorsque la pourriture a "gagné la bataille", il n'y a plus de resvératrol parce que la moisissure contient une enzyme qui le détruit par oxydation. Il faut donc qu'il y ait un petit peu de pourriture pour entretenir dans la vendange un niveau de resvératrol intéressant pour les défenses naturelles de la vigne vis-à-vis de ses agresseurs. Il faut constater, par ailleurs, que certaines techniques, comme l'effeuillage, induisent un stress qui se traduit par une plus grande concentration de resvératrol dans la plante et que des pratiques œnologiques peuvent également avoir une influence sur cette teneur. Selon les millésimes le niveau de resvératrol varie et les recherches semblent démontrer également que les vins issus de la culture biologique seraient les plus riches en resvératrol ; dans cette forme de culture on laisse les défenses naturelles de la plante s'exprimer davantage, en utilisant moins de produits phytosanitaires.

 
Comment pourrait agir le resvératrol ?



Lors d'essais effectués sur les plaquettes sanguines, on a pu montrer que le resvératrol était digne d'un médicament, du type aspirine, pour son inhibition de l'activité des plaquettes. En parallèle, nous avons démontré que le resvératrol avait une activité antioxydante. Nos recherches en laboratoire ont également montré que, lorsque les cellules sont attaquées par des radicaux libres elles ne peuvent se défendre que jusqu'à certaines limites. L'albumine, qui est la protéine la plus abondante dans le plasma, joue un rôle antioxydant extrêmement puissant. Des antioxydants du type resvératrol protège l'albumine qui par synergie peut exercer sa fonction d'antioxydant. Les antioxydants agissent en chaîne, ils se protègent les uns et les autres.

Nous avons également travaillé sur la synergie entre les polyphénols. Nos recherches ont montré que si le resvératrol, dont l'effet est minime pris individuellement, est ajouté à une dose faible de catéchine, les deux ensemble ont un effet supérieur. Il s'agit de ce que l'on appelle la potentialisation ou la synergie. Même après élimination du resvératrol, les cellules continuent à être résistantes, ce qui signifie que la molécule a été incorporée dans la membrane ou la cellule et les besoins en sont donc nettement moins importants.

Dr D. Blache 

Pour lire le dossier complet, le site officiel vin et santé :

 http://www.vinetsante.com/famille-polyph.php3

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Mercredi 22 août 2007
Extrait d'un article :


Australie : Le caractère épicé des vins rouges enfin identifié

Après huit années de recherche, des chercheurs de l’Institut australien de recherche sur le vin viennent d’identifier le composé responsable du caractère épicé des vins rouges et notamment la Syrah. «Nous sommes soulagés d’avoir découvert, après toutes ces années, que cet arôme poivré tant recherché dans les vins rouges est dû à un seul composé et non pas à l’interaction de plusieurs composés aromatiques, car dans ce cas, nos recherches auraient été difficilement exploitables pour les wine-makers », a commenté Mango Parker, une des scientifiques impliquée dans le projet. « La prochaine étape va être de faire des essais de viticulture et vinification pour déterminer comment nous pouvons accroître la concentration de ce composé dans nos vins rouges. C’est un arôme qui est apprécié des consommateurs, il faut que nous l’optimisions ».

[Source : wineindustryreport.finewinepress.com]





Voici comment, petit à petit, on fait du vin "yaourt", vous voulez de l'exotique en voilà, vous voulez de l'épice, en voici... On a pas tous la même conception du vin!

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