Samedi 21 juin 2008


La conservation du vin a une grande importance. Cependant les changements de mode de consommation, les évolutions de la viticulture et de la vinification ont contribués à rendre les vins plus accessibles jeunes. On déconseille souvent aujourd'hui de conserver les vins au delà de 10 ans.

Cela dit pour une longue garde, les critères essentiels d'une bonne cave sont :

- la température, elle est idéale autour de 13°C et constante si possible, en tout cas, éviter surtout les changements brutaux de températures.

- L'humidité, 70 à 80% sont conseillés, afin de conserver l'elasticité du bouchon, dernier rempart et protection du vin, qui ne doit pas s'assecher.  Une humidité encore supérieure n'est pas mauvaise pour la conservation du vin, en revanche, elle risque de s'attaquer aux étiquettes et peut faciliter le développement de moisissures qui vont générer de mauvaises odeurs.

- Une aération régulière, afin d'éviter justement les odeurs stagnantes, car le bouchon est comme une éponge et de mauvais "goûts" peuvent apparaître dans les vins. 

-  l'obscurité, une longue exposition à la lumière direct est négative pour l'évolution du vin

-  l'absence de vibrations, avec le temps les vins deviennent plus fragiles, et des vibrations répétées sont à éviter.

-  la position, les bouteilles doivent être stockées couchées, afin d'avoir une micro-oxygénation modérée à travers le bouchon et pour que ce dernier reste humidifié au contact du vin. Les spiritueux, eux, doivent être stockés debout, étant donné leur forte teneur en alcool, ils risqueraient de dégrader le bouchon petit à petit.


Photo : les caves du Château de Pommard.

par Benoit publié dans : Vin - Vignobles - Vignerons
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Samedi 17 mai 2008
Royaume du Pinot Noir et du Chardonnay, la Bourgogne rayonne par le prestige de ces appellations et la finesse de ces vins. Bien que la variété des cépages soit moins importantes que dans d'autres régions, la diversité des "climats" bourguignons est bien réelle et l'empreinte sur les vins est manifeste, mais souvent subtil.




   


















Domaine Dujac


Au coeur de Morey Saint Denis, ce domaine de grande renommée propose des vins d'une grande profondeur grâce à un travail de précision à tous les niveaux et le recours aux méthodes biodynamiques. Les 2006, en blanc comme en rouge sont des vins d'une expression extrêmement élégante et raffinée. La progression de la dégustation est sublime, au fur et à mesure chaque vin présente un supplément de complexité et de longueur. Des vins sur lesquels le nez revient sans cesse sur le verre sans se lasser et la bouche se laisse séduire par une texture fine et soyeuse. Malheureusement aucun vin disponible à ce jour...

Les vins dégustés :

Morey Saint Denis Blanc 2006
Morey Saint Denis Rouge 2006
Morey Saint Denis 1 Cru "Aux Combottes" Rouge 2006
Clos de la Roche Grand Cru 2006

 

                                                                                      
  


 
 
 
























Domaine Rossignol Trapet


A Gevrey Chambertin, tout proche de Morey, les vins prennent une toute autre tournure. La robe est plus intense, le bouquet plus puissant, la bouche plus dense. Nicolas Rossignol a, lui aussi, choisi la biodynamie, qui impose beaucoup de travail mais reflete bien son état d'esprit. Le domaine possède des parcelles en Beaune, en Gevrey mais aussi en premiers et Grands Crus. Ici la dégustation se décline sur les 2004, avec le Beaune Les Mariages plus aérien et floral, le Beaune 1e Cru Theurons, délicats, parfumé, élégant puis les Gevrey Chambertins qui se montrent plus denses, plus robustes. La texture encore serrée et les belles notes de griottes du Gevrey Chambertin se laissent déja appréciée, et le Latricières Chambertin ne se livre qu'en partie, mais c'est déja très plaisant. Le Chambertin 2006 qui est en pleine Malo dans les fût est encore sauvage, il ne se laisse pas encore dompter mais on devine le potentiel...







     

 





















Domaine Dominique et Catherine Derain


En Côte de Beaune, entouré de prestigieux voisins Puligny et Chassagne -Montrachet, Saint Aubin est une enclave au coeur du vignoble Bourguignon. Dominique Derain, d'abord tonnelier de métier, et Catherine Derain se sont installés dans le vignoble en 1988, ils pratiquent la biodynamie et élaborent des vins les plus naturels possible. Le souffre est très peu présent dans ces cuvées, souvent même pas du tout. Les 2007 en St Aubin blanc, encore en fût, présentent une belle trame acide portée par une maturité juste, la prise de bois est encore en cours mais les fûts n'étant pas neuf, il y a déja un bel équilibre. Le 1er Cru "En Remilly" présente une tension supplémentaire, un volume généreux et une belle empreinte minérale. Le Saint Aubin rouge 2007 est fin et élégant, les éléments sont biens liés entre eux, l'extraction n'est pas démonstrative. En bouteille, les 2006 confirme l'élégance de ce millésime, moins oppulent que 2005 mais très flateur et plus aérien.
Dans un coin de la cave, un Arbois de Pierre Overnoy et Emmanuel Houillon, apparement des copains du maître des lieux, ouvert depuis un mois ou 2, on ne sait plus trop... Alors on goûte...Superbe vin à l'oxydation assumée, relayée par un corps opulent et une colone vertebrale longiligne. La longueur est imposante, avec à peine quelques notes qui amorcent un léger déclin!





 

 






















L'hospitalité de mon hôte nous mène jusqu'à un sympathique repas à l'exterieur, accompagné du Saint Aubin Rouge 2004, qui présente une digestibilité rafraichaissante, des arômes délicats de groseilles et légèrement épicé avec une structure en souplesse, tout simplement un vin de plaisir à table.


Une région où il fera bon s'attarder encore, la route des grands crus est une invitation perpetuelle à la découverte des grands vins.
par Benoit publié dans : Vin - Vignobles - Vignerons
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Samedi 4 août 2007

P7230163-copie-1.JPG



Ampuis, le coeur de la Côte Rôtie, où les versants abruptes hébèrgent des vignobles extraordinaires, dont les raisins se laissent dorer au soleil. Ici la Syrah est à l'honneur, ainsi que le Viognier, et non loin, Marsanne et Roussane sont également présents.

  

Nous avons été reçu par 5 vignerons, qui ont su partager avec nous la passion de leur terroir, si particulier, rocailleux, granitique aux pentes vertigineuses, sur lesquels, pour la plupart, la mécanisation est impensable...

   

Sur les pentes, la roche affleure, la couche superficielle est très maigre, les racines doivent se frayer un chemin à travers le roc, et trouver ainsi leur ressources, elles se chargent alors de minéraux qui apporterons au vin toute sa complexité. Les vignes sont menées en échalas, il est important pour ces cépages d'avoir d'importantes surfaces folières, pour assurer une bonne photosynthèse et le bon développement des grappes. Les ceps sont généralment effeuillés à la main au niveau des grappes, pour laisser passer un flux d'air qui évitera toute pourriture, mais, biensûr, tout dépend du millésime.


P7230187.JPG   P7230129.JPG

 

 

















La Cave de Chanteperdrix, Philippe Verzier
 

 P7230135-copie-2.JPG

Pour bien démarrer c'est Philippe Verzier qui nous a reçu, producteur sur l'appellation St Joseph et Condrieu. Nous avons donc pu déguster le St joseph blancs 2006, qui présentent encore un peu de fougue de jeunesse, matérialisé par une pointe d'amertume en fin de bouche. Le corps lui est tout en finesse et élégance, l'attaque est franche, le boisé soutient agréablement l'ensemble, sachant que seul 20% des fûts utilisés sont neufs. Le Condrieu suit la même trame élégante avec une personnalité un peu plus affirmée qui gagnera à patienter un peu pour harmoniser l'ensemble. Le St joseph rouge 2005 de la parcelle de la Madone, des vignes d'une soixantaine d'année, a un fort potentiel, au nez il reste discret juste après ouverture, il demande de l'air pour s'affirmer, et petit à petit il s'ouvre. La bouche est généreuse, charnue, les tanins sont fins, et l'on sent bien qu'il n'est pas encore prêt à se livrer totalement, patience... 

P7230140-copie-1.JPG  P7230133-copie-1.JPG

 

 

















René Rostaing

 

Nous avons ensuite découvert la cave de René Rostaing, où la cave de vinification est majoritairement équipée de cuves auto-pigeantes. Au sous-sol, sont alignés les fûts, pièces et demi-muids. La dégustation à la barrique permet un survol interessant des différentes parcelles. La première cuvée du domaine est un assemblage de plusieurs parcelles, puis il y a deux cuvée parcellaires, la Côte Blonde et la Landonne. Les 2006 présentent une finesse remarquable, plus ouverts, plus fins que leurs aînés de 2005, (dont toute la production a déjà été vendue) le style est très pur, tendu, à juste maturité. Le bois selon les échantillons dégustés est plus ou moins fondu mais jamais en excès, la dégustation démontre que les vins en demi-muid (600 litres) se somportent à merveille, l'équilibre est parfait. La Côte Blonde présente un supplément de grâce, d'élégance, avec des arômes fins, une pointe de cannelle qui s'ajoute à l'ensemble. Pour finir, un essai d'élevage d'une barrique en bois d'accacia, le vin se comporte bien mais la chauffe est plus marquée et domine l'ensemble, l'équilibre en est moins interessant en l'état, ils serait interessant de déguster sur une chauffe plus faible. 

 P7230145-copie-1.JPG   P7230151.JPG 


















Domaine Garon

 

C'est un domaine familialle où le père et les deux fils sont présents. Les vignes sont situées juste derrière la maison, et une parcelle est de l'autre côté sur le terroir « les Rochains ». Une promenade dans les vignes s'impose, afin de comprendre le labeur de ces producteurs. La pente est immédiatement raide et escarpée, on imagine facilement les diffcultés pour vendanger, tailler, attacher les sarments... Tout ces opérations s'effectuent donc à la main, les vignes sur leurs échalas doivent être attachées au fur et à mesure de leur croissance, et ce, à l'aide d'un brin de paille. A cette période, l'effeuillage était en cours, cette année 2007 étant assez pluvieuse, il faut laisser de l'air autour des baies, pour éviter que la pourriture n'arrive, sinon le tri devra se faire de manière encore plus sévère. Retour à la cave, dégustation au fût, les vins sont denses, puissants, non dénué d'un bel équilibre. Le bois devra encore se fondre au fur et à mesure de l'élevage. Une bouteille de Rochains 2004, ouverte la veille, nous confirme qu'il faut savoir être patient et que le vin une fois aéré, prend de l'ampleur et se révèle.

 P7230165.JPG                    P7230172.JPG

   

 

 

 

 

 

 

 





Domaine Pichon

  

Producteur en St Joseph, Condrieu, Christophe Pichon a également de belles parcelles de Côte Rôtie. Le St Joseph 2006 présente une belle chaire, malgré sa jeunesse et sa récente mise en bouteille, les nez est riche, il est dense, long, les tanins sont déjà assez enrobés. La dégustation au fût des Côtes Rôties 2006 confirme le style du millésime, les vins sont raffinés, plus gourmands que 2005, peut être que la garde sera légèrement moins bonne mais 2006 apportera des vins plaisirs non dénués de complexité. Les différentes types de chauffe permet de se faire une idée de ce que sera l'assemblage finale, dans l'état, ce sont les chauffes moyennes qui respectent au mieux la matière, tout en allogeant la bouche et en donnant de la structure au vin. Christophe Pichon a également une parcelle en Côte Blonde, non loin de la parcelle des Rochains. On retrouve cette empreinte d'élégance et de finesse sur ce terroir et ce supplement d'épice douce qui rappel la cannelle. La dégustation d'un 2005, nous démontre une différence assez marquée, les tanins sont très présents, un peu durs, car la macération s'est déroulée avec les rafles, et la différence est importante. Ce vin a un aspect plus rustique, peut être sur le long terme sera-il plus interessant que les précédents, il faudra tester.

 P7230191.JPG    P7230169.JPG

 

















Domaine Gangloff

Chez Yves Gangloff, la cave ressemble un peu à une caverne d'Ali Baba, l'entrée discrete, et les objets divers en font un lieu originale. Reconnu pour ces Condrieu de haut vol, Yves Gangloff produit également de très bons Côtes Rôties. Le Condrieu 2006, présente une robe intense, dorée, le nez est expressif, aux notes chaleureuses de fruits jaunes cuits et d'amande. En bouche, il est assez puissant, la matière est riche, grasse mais garde une belle tension, la finale est très longue. Deux cuvées sont produites en Côte Rôtie, les jeunes vignes de 5 à 15 ans forment la « Barbarine » et les plus anciennes parcelles composent la « Sereine Noire». Les vins sont denses, puissants, à la structure tannique encore ferme, mais le grain de tanin est fin. La Barbarine est plus plaisante dès le départ, le boisé est plus fondu car la Sereine Noire passe en fût neuf et devra encore s'harmoniser pour atteindre un meilleur équilibre.

 P7230196.JPG   P7230200.JPG

 















Pour conclure, excellent bilan de ces nombreuses dégustations, tous ces vignerons nous ont reçu avec beaucoup de gentillesse, de patience et ont su partager avec nous la passion de leur métier, que dis-je de leur art! Merci à eux.

par Benoit publié dans : Vin - Vignobles - Vignerons
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Mercredi 25 juillet 2007

 P7220113-copie-copie-1.jpg


Le domaine Mondon est situé dans les Côtes du Forez, un endroit où la plupart des gens ne s'attendent pas à trouver des vignes. Environ 30 minutes de route au nord ouest de St Etienne, cette région été plantée de milliers d'hectares il y a peu. Ces vignes ont petit à petit disparues, notamment suite à la guerre de 39-45 qui a dessimée environ 60% des hommes de la région.


Aujourd’hui, environ 300 hectares composent l'appellation Côtes du Forez, qui concerne les vins rouges issus du Gamay, en AOC depuis 2000 seulement, mais les vins de la régions portaient la mention AOVDQS depuis 1956. De nombreux autres cépages sont plantés en Vin de Pays.


Ce vignoble est composé de côteaux, adossés au Massif Central, la géologie est très interessante, plusieurs pythons volcaniques sont plantés de vignes, on trouve beaucoup de Basalte, de Granite, mais également des silex et des alluvions fluviaux. L'âge élevé de certaines parcelles permet de conserver un veritable jardin ampélographique, puisqu'au milieu des variétés traditionnels que sont les gamays, les viogniers, le chardonnay, on trouve encore des parcelles plantées de cépages hybrides.

P7220075.jpg   P7220107.jpg

















Les cépages hybrides



Les hybrides sont des croisements de variétés de ceps français et de ceps américains, généralement vitis vinifera (dont la majorité des vignes dans le monde est issu aujourd'hui) et vitis labrusca. C'est une des solutions qui avait été envisagée pour augmenter la resistance au phyloxera mais elle s'est avérée non concluante, par contre ces ceps sont parfois plus vigoureux face à d'autres attaques. Ils ont, pour la plupart été abandonné totalement, car certains avaient la mauvaise réputation de rendre fou, comme le Baco, et d'autres peuvent avoir des arômes foxés. Cependant on en retrouve encore beaucoup au Canada par exemple, où ils sont très répandus et continue d'être plantés. Désormais la maitrise de l'oenologie, permet d'avoir des vins tout à fait propre à la consommation et de bonne qualité.



Le Prieuré de Saint Romain le Puy



Le Prieuré de St Romain le Puy est un des hauts lieux de ce vignoble, d'architecture Romane il repose sur un cône basaltique de 80m. Au début du siècle, il était totalement entouré de vignes puis avec l'exploitation du basalte sur lequel il repose et l'arrachage des vignes dans les années 50-60, il a bien failli disparaître. Aujourd'hui le déclin semble enrayé depuis la mise en place par la commune de la restauration paysagère du site qui s'est déjà traduite par la réimplantatioP7220116-copie.jpgn de vignes en cépage viognier sur 2 hectares. C'est là que née la cuvée Aldebertus. 















Les vignes sont menées en échalas, comme à Condrieu où l'on exploite le même cépage, afin d'avoir une surface folière importante. Le climat y semble tout à fait particulier, puisqu'il est possible de retrouver sur ces pentes, des amandiers, qui préfèrent souvent la chaleur mediterranéenne.

P7220103.jpg 















Dans les vignes...



Le domaine Mondon possède des parcelles éparpillées, la ferme était une polyculture comme souvent dans la région mais dorénavant, le vin est l'activité unique de ce domaine. On peut considérer que Daniel Mondon est un expérimentateur, il a dans son vignoble plusieurs parcelles d'hybrides auquel il tient, et dans sa cave des barriques et des cuves qui renferment des choses très surprenantes.

P7220076.jpg  P7220078.jpg
















En se promenant dans les vignes, on constate que les sols sont assez pauvres et caillouteux, la vigne doit travailler pour chercher ses resssources, ce qui limite déjà les rendements de manière naturelle. Le feuillage est bien dense, les vignes seront bientôt effeuillées, sur leur face nord afin de faciliter le passage de l'air entre les grappes, ce qui évite les problèmes de pourriture. Cette opération se fait à la main tout comme l'attachage des sarements, à l'aide d'un brin de paille, ou encore la vendange évidemment. Chaque parcelle est de taille réduite et entourée d'une végétation très divers, de forêts et de prés. Les vignes du Prieuré, sont également impressionnantes, car la pente est forte et l'accessibilité limité à l'homme uniquement, aucun tracteur biensûr ni même un cheval ne pourrait s'aventurer.
 

P7220098.jpg   P7220104.jpg















Dans la cave...



Lorsqu'on arrive à la cave, nichée derrière une petite porte en bois tel un passage secret vers une salle au trésor, on découvre un modeste chai à barrique. La dégustation au fût nous permet de découvrir le fameux Baco, dont le nez est assez déroutant, animal, fumé, en bouche son acidité tendu soutient à merveille la matière dense et des tanins en harmonie avec l'ensemble.

P7220122.jpg

On découvre aussi la Vigne du Meunier 2006, cuvée à l'origine de la découverte de ce domaine. Il s'agit d'une parcelle d'hybrides, avec une grande dominante de Seibel 5455, pour que ce soit interessant, Daniel Mondon pousse la maturité à l'extrême et attend le mois de novembre pour la récolte, après les premières gelées entre -7 et -11°. Il ne reste alors plus une feuille sur les ceps, et sans doutes autant de raisins sur le sol que sur pied. La récolte est donc faible et la concentration grande, la fermentation est presque totale, le sucre est très peu présent, et l'élevage en fût dure environ 8 mois. Il en ressort un vin très concentré, complexe, qui s'ouvre à n'en plus finir, le 2005 était plus moka, épices, avec cette matière très riche, enveloppante, et au tanins très fin et très englobés dans l'ensemble. Le 2006 s'annonce un peu moins concentré mais plus fin à l'acidité franche, la griotte domine l'ensemble, avec toujours une belle note d'épice, à la fois riche, ample et gouleyant.


Nous avons aussi l'occasion de déguster un vin de lie, où ce sont même les bourbes qui ont été rassemblées, majoritairement de viognier, c'est extrèmement volumineux mais étonnament fin et arômatique, et la finale reste suffisament fraîche.

P7220125.jpg    P7220123.jpg
















Un peu plus loin dans le jardin, se trouve la cuverie, ici se cache une des cuvées que je souhaitai découvrir, il s'agit de Cluya, un vin de paille rouge, issu de Gamay et cépages hybrides. Le nez est timide, il met du temps à se dévoiler, et fait un peu caoutchouc au démarrage. Avec de l'air il se révèle, la confiture de myrtilles, une touche florale, et un léger végétal agréable, en bouche l'attaque est fraiche puis vient la douceur, avec encore une équilibre qui permet d'avoir la bouche encore nette en fin de dégustation.

P7220127.jpg

Je passe encore d'autres cuvées puisque la dégustation s'est encore étendue, et je remercie Daniel Mondon, qui tenait à nous inviter pour la soupe aux choux du soir, que nous avons dû, avec beaucoup de regret, décliner mais le rendez-vous est pris pour la prochaine visite...

 

par Benoit publié dans : Vin - Vignobles - Vignerons
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Jeudi 12 juillet 2007

En ce qui concerne le vin, la qualité de la matière première, c'est à dire le raisin, est primordiale. Car la naissance d'un grand vin se fait d'abord à la vigne, et sur de grands terroirs évidemment...


Le "terroir" voilà un mot que l'on entend régulièrement. Mais cette notion de terroir qu'est ce que c'est exactement, en voici ma définition :


Il y a plusieurs facteurs qui influencent la qualité d'un produit issu de la terre, le terroir est en fait, l'ensemble de ces facteurs. Il y a le sol, le climat et les pratiques culturales, résultantes du savoir-faire, des traditions locales et de la morphologie du territoire.



Le Sol : Si l'on discute un peu avec un vigneron, tôt ou tard, il vous parlera de son sol. Sa terre, celle qui le fait vivre, a des particularités qui influenceront le vin. La vigne est une plante qui préfère les sols durs, arrides, pauvres, peu fertiles, cette plante a besoin de soufrir pour produire des raisins de qualité. La vigne avec le temps, va chercher ces ressources en plongeant ces racines de plus en plus profondément, il a déja pu être constaté des racines s'enfonceant à plusieurs dizaines de mètres sous la terre. C'est là que la plante se charge des minéraux qui influenceront le caractère du vin. 
Le vigneron peut d'ailleurs avoir une influence car, grâce à certaines pratiques ( enherbement, labour, densité de plantation, complantation...) la plantes plongera ces racines de plus en plus loin. 

    

Schistes-de-Steige2.jpg Kastelberg à Andlau  


Roche-du-Kanzlerberg.jpgKanzlerberg à Bergheim    
           Granite-Weingarten2.jpg Weingarten à Châtenois


Le Climat : Il a beaucoup d'influence sur le caractère des vins, l'ensoleillement, les températures, la pluviométrie, le vent sont autant de facteurs qui ont leur importance. Le climat est évidemment lié à l'emplacement géographique du vignoble, cependant, il peut y avoir une différence marquée d'une année sur l'autre, c'est  "l'effet millésime". La plupart des vignobles sont placés entre 30° et 50° de latitude, et la vigne nécessite une température moyenne annuelle minimum de 10° pour produire. 

          guyot-simple-alpes.JPG Climat continental de Montagne près de Seyssel

Cassis-.JPG

                                  Climat méditerranéen à Cassis 
                                       


Les Pratiques Culturales : A travers les âges, des séléctions ont été faites, certains cépages (variété de raisin) autoctones ont trouvés leur place et n'ont jamais bougés, certains autres ont voyagés, puis des croisements ont étés parfois effectués. Les paysages ont été façonnés, de la main de l'homme, parfois en terrasse, parfois palissés (sur des fils), parfois clos par des murs. On trouve des vignes très basses en forme de gobelet, elles ne sont pas soutenues, on trouve des vignes très hautes, taillées à la serpe, longeant des fils, ou même en pergola formant un tunnel de vigne. 
Chaque région viticole à du adapter son savoir-faire aux deux facteurs précédents, le sol et le climat, mais aussi à d'autres facteurs comme l'altitude, la présence d'un cours d'eau, l'érosion ou encore l'arrivée d'un puceron tel le phylloxera (qui devasta le vignoble européen fin 19ème, début 20ème siècle). 
Cela continue d'ailleurs aujourd'hui, certains vignerons experimentent de nouveau cépages, de nouvelles techniques, certains luttent pour conserver les anciens ceps et les traditions. Certains vignerons sont conservateurs et sont les gardiens du savoir-faire des anciens, d'autres visionnaires cherchent, testent et ouvrent de nouvelles voies...

       

Alsace-enherb--e.JPGVignes palissées en Alsace   

vigne-et-dentelle.JPG

                                                                               Taille en gobelet à Gigondas 

P1200083.JPG

                                                                                                                               Vignoble en terrasse dans la Côte-Rôtie



par Benoit publié dans : Vin - Vignobles - Vignerons
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander

Présentation

Images Aléatoires

Liens

Blog : Poésie sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus