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4 janvier 2008 5 04 /01 /janvier /2008 16:16
Une bien belle dégustation de fin d'année avec pour point d'orgue un magnifique Château l'Angelus 1983.

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Les vins dégustés :

Champagne, Bruno Paillard Blanc de Blanc 1995
Corton Charlemagne, Domaine Voarick 2004
Saint Emilion Grand Cru, Château l'Angelus 1983
Saint Estèphe, Château de Pez 2002
Côte Rôtie les Rochains, Domaine Garon 2003
Châteauneuf-du-Pape Cuvée de Mon Aïeul, Domaine Pierre Usseglio 2004
Muscat Grand Cru Vorbourg Vendanges Tardives, Clos Saint Landelin 2003

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Champagne, Bruno Paillard Blanc de Blanc 1995 : Les bulles fines, persistantes animent une robe aux pâles reflets dorés. La délicatesse, la subtilité des arômes légèrement toasté, beurrés, floraux encore, en font un champagne très complet, qui arrive petit à petit à maturité, et dont l'effervescence fine prolonge la sensation toasté, dans un style aérien et élégant à souhait.

Corton Charlemagne, Domaine Voarick 2004 : un vin à forte personnalité qui aurait pu patienter encore longtemps, ses notes de canelle, légèrement fumées, très carastéristique du cru, la pomme au four, l'amande douce, la noisette grillée sont portées par une bouche à la fraîcheur tendu et enrobé d'un très joli gras sans excès de matière. On sent une expression encore retenue mais déja superbe.

Saint Emilion Grand Cru, Château l'Angelus 1983 : un court arrêt dans la soirée, le temps pour ce flacon d'être décanté, avec évidement la crainte qu'il puisse être passé. Une effluve sort de la carafe et rassure, ce vin est parfaitement conservé. Les arômes tertiaires nombreux, complexes se succèdent et évoluent dans le verre, les nobles arômes de cuir, de cèdre, de sous bois se dévoilent. En bouche c'est d'une extrême délicatesse et le temps s'arrête quelques instants. Aucun commentaire supplémentaire n'est necessaire, le terme déguster prend tout son sens.

Saint Estèphe, Château de Pez 2002 : Après une petite coupure, ce vin arrive plus robuste, plus fougueux. La robe sombre donne le ton. Les légères notes terreuses et de tabac, qui accompagnent les fruits noirs et les épices douces le situent. En bouche l'équilibre est respecté, avec une structure présente, bien construite, un grain fin et tout en longueur. Déja très plaisant, il est apprécié tel quel car l'équilibre est juste, mais il pourra sans aucun doute être oublié un long moment.

Côte Rôtie les Rochains, Domaine Garon 2003 : Cette séléction parcellaire du Domaine Garon exprime une superbe complexité, d'abord de fruit noir, légèrement confituré, puis les notes classiques de violettes renaissent avec l'aération, les notes épicées, notament de poivre noir, sont plus en retrait mais participent à la compléxité d'ensemble. Ce nez, refletant la chaleur du millésime, amène un peu de surprise quand en bouche le vin se montre très digeste, sans lourdeur, sans excès, l'acidité est franche, elle allonge une matière riche et séveuse, que les tanins fins accompagnent généreusement. Une impression sapide, un vin complet qui se prolonge, et se révèle au fur et à mesure de la dégustation. 

Châteauneuf-du-Pape Cuvée de Mon Aïeul, Domaine Pierre Usseglio 2004 : Plus imposant ce vin est resté en carafe environs 3 heures avant dégustation. C'est une cuvée confidentielle issue d'une parcelle de 2ha plantée en 1926, où les Grenaches dominent largement. La robe tire sur l'acajou typiquement Grenache, les arômes de pruneau, de muscade, la garrigue, les herbes aromatiques type laurier séché sont présentes, les notes légerement fumées, s'enchainent, l'expression est riche, complexe. En bouche la matière est dense, ample, et le volume domine la structure tannique pourtant bien présente. Le caractère méditerranéen est affirmé et l'évolution de ce vin sera certainement très interessante.

Muscat Grand Cru Vorbourg Vendanges Tardives, Clos Saint Landelin 2003 : Le muscat, cépage capricieux en Alsace que l'on retrouve peu en vendanges tardives. L'expression croquante du raisin est présente, mais ce sont les notes d'agrumes qui dominent, l'écorce d'orange confite, le pamplemousse rose, un nez vivifiant et accrocheur. En bouche le sucre est présent, il apporte du gras, du moelleux, mais une acidité franche ainsi qu'une amertume fine permettent de laisser en bouche une sensation rafraichissante, la fin de bouche est net, agréable.


Conclusion : une bien belle dégustation, avec des vins d'une belle personnalité, des styles très différents, mais à chaque fois de la complexité, de la finesse, beaucoup de longueur, parfois un peu de puissance mais toujours bien équilibré.


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